Essence : les pétroliers nous pompent



Depuis le 1er janvier, le prix moyen du super 95 a augmenté de 12,3 % et celui du gazole de 8,4 %. Et on nous annonce que les prix à la pompe devraient encore grimper suivant en cela les cours du pétrole, soumis à une importante spéculation. Le 1er août, en s'affichant à 78 dollars, le baril a ainsi battu son record de prix remontant à juillet 2006.

Curieux. Depuis 2006, le cours du pétrole avait donc baissé ? Personne ne s'en était aperçu en faisant le plein. En revanche, les automobilistes ont pu constater que l'augmentation annoncée avait déjà commencé à être appliquée.

La politique des compagnies pétrolières est d'autant plus scandaleuse que les cours du baril sont exprimés en dollar. Or depuis des mois le dollar s'étant déprécié par rapport à l'euro, la baisse des prix des carburants aurait dû être sensible en France.

Quant à l'État, qui touche plus de 75 % de taxes sur chaque litre (et dont une bonne partie est proportionnelle au prix), il ne faut pas compter sur lui pour freiner l'appétit des pétroliers et de leurs actionnaires.

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