Condamnation aggravée d'un syndicaliste
Le 22 octobre 2010, durant le mouvement contre la réforme des retraites, Christian Muys, un militant syndical de Sud, se rendait à un meeting unitaire devant l'usine des Dunes à Leffrinckoucke, près de Dunkerque.
À proximité, des policiers l'avaient bloqué, sorti de la voiture, menotté, placé en garde à vue. Il avait été condamné en janvier par le tribunal de Dunkerque à 500 euros d'amende et à verser 1 euro et 200 euros pour frais de justice à un policier qui l'accusait de l'avoir heurté volontairement avec une « arme par destination », sa voiture.
En fait, l'examen médical du policier effectué à l'hôpital ne mentionnait pas de trace au niveau du genou et n'avait pas donné lieu à un arrêt de travail. Mais, visiblement, la police ne pouvait avoir tort.
La cour d'appel de Douai n'a pas jugé autrement puisqu'elle vient d'aggraver la peine : 500 euros d'amende, trois mois de retrait de permis de conduire, 1 euro et 500 euros en faveur du policier.
Christian Muys s'est pourvu en cassation car il n'accepte pas ces dénis de justice.
