Travail du dimanche : ne pas laisser faire
À la Fnac, les syndicats CGT, SUD et FO continuaient à rester opposés à un accord sur le travail du dimanche. Celui-ci en effet doit être signé par 50 % des syndicats. S’il l’a été par la CFTC, la CGC et la CFDT, de leur côté la CGT, SUD et FO disposeraient des 50 % nécessaires pour faire invalider le texte. Mais indépendamment de ce que les syndicats signent ou pas, ce sont les salariés qui, dans bien des endroits, font savoir qu’ils ne sont pas d’accord. Au BHV, en novembre dernier, le référendum organisé par la direction avait obtenu majoritairement la réponse qui s’imposait, à savoir un non.
La loi Macron permet aux patrons d’ouvrir leurs magasins sept jours sur sept et même jusqu’à minuit dans les zones touristiques et commerciales aux contours singulièrement élastiques. Cette loi ouvre la possibilité pour les patrons de rallonger la semaine de travail, la pression que constituent les salaires trop bas les aidant à imposer ce recul social.
Le gouvernement a voulu faciliter les choses aux patrons en prévoyant dans sa loi que l’accord soit discuté branche par branche, ou entreprise par entreprise. C’est une façon de tenter d’affaiblir les travailleurs en les dispersant, chacun se retrouvant dans son coin face à son seul patron. Les salariés et militants syndicaux qui continuent à s’opposer au travail du dimanche, à le faire savoir et à mettre par tous les moyens possibles des bâtons dans les roues de ce plan, ont raison de le faire.
