PSA Rennes : le chantage odieux de la direction
La direction de PSA, qui s’est fait la spécialiste de la mise en concurrence des différentes usines du groupe, prétend que, pour que l’usine obtienne la production d’une nouvelle voiture, les travailleurs devraient accepter le blocage des salaires pendant encore trois ans, la suppression de différentes primes et celle d’une partie ou de la totalité des congés d’ancienneté et d’annualisation. Cet accord prendrait effet immédiatement, contre la vague promesse d’un nouveau véhicule en 2019 !
Cette attaque sans précédent dans le groupe vient après l’annonce des milliards accumulés en 2015. C’est en effet il y a à peine quinze jours que PSA a annoncé avoir remboursé toutes ses dettes, mis de côté 3,8 milliards de trésorerie et déclaré au final 1,2 milliard de bénéfice ! Suite à un tract-pétition de la CGT, de nombreux travailleurs de l’usine ont montré qu’ils étaient prêts à ne pas se laisser attaquer sans rien faire.
Dans les ateliers, la maîtrise a tenté de porter la parole de la direction, mais elle s’est vite rendu compte qu’il n’était pas question d’accepter de voir les rémunérations encore baisser, alors qu’il est déjà difficile de boucler les fins de mois.
La direction voudrait bien obtenir au plus vite un accord syndical, grâce auquel elle espère mettre fin à l’expression de la colère qui remonte des ateliers.
Jeudi 17 mars, l’union départementale de la CGT appelle à se mobiliser pour la deuxième journée d’action nationale contre la loi travail du gouvernement. Tout le monde dans l’usine sait bien que gouvernement et patronat veulent, la main dans la main, mener la vie dure aux travailleurs. Ceux qui veulent montrer qu’ils ne sont pas prêts à accepter de nouveaux sacrifices pour les profits de PSA pourront le faire ce jour-là.
