Calais : rien n’est réglé pour les réfugiés mineurs
Cet exemple parmi d’autres montre que, contrairement aux promesses du gouvernement français, la situation de nombreux mineurs du camp de Calais est loin d’être réglée.
Sur les 1941 réfugiés mineurs qui se trouvaient à Calais, et qui ont été emmenés en centre d’accueil et d’orientation lors du démantèlement du camp il y a deux mois, seuls 458 ont pu pour le moment rejoindre légalement le Royaume-Uni.
Pour justifier ces refus, le ministère de l’Intérieur britannique prétend que certains jeunes ne seraient pas mineurs, ce qui ne peut être prouvé, ou encore qu’ils ne seraient pas en danger. Cela ne manque pas de cynisme car, quel que soit leur âge, si ces femmes et ces hommes ont quitté leur pays, c’est bien parce que leur vie y était impossible.
La situation en Afghanistan est celle d’un pays livré à la guerre civile, après quinze ans d’intervention militaire sous la houlette des États-Unis. Des millions d’Afghans ont fui leur pays et ils rencontrent de plus en plus d’obstacles sur la route de l’exil. La Macédoine leur ferme désormais complètement ses frontières. L’Union européenne a signé un accord avec la Turquie afin qu’elle ne les laisse pas gagner l’Europe. Et en octobre 2016 l’Union européenne a signé un accord avec les autorités afghanes pour renvoyer 80 000 réfugiés afghans dans leur pays, qu’ils soient volontaires ou non.
Ainsi, les populations payent doublement pour la politique impérialiste des pays occidentaux : par la dévastation de leur pays, et comme réfugiés refoulés de toute part.
