Salaires des PDG : 13,9 % de hausse pour tous !



L’autre Carlos, celui de Renault, n’a pas eu l’opportunité de racheter Opel : sa rémunération n’affiche donc pas une progression aussi insolente. Mais son salaire a tout de même frôlé les 7,4 millions, sans compter Nissan (plus de 8 millions), Mitsubishi et AvtoVaz, ce qui double largement le tout.

C’est aussi que, à la différence des salaires ouvriers, les salaires de ces bourgeois, employés par les groupes capitalistes, sont constitués d’un empilement d’éléments, la part fixe, la part variable, la valorisation des stock-options – maintenant « actions de performance » –, jetons de présence et autres avantages en nature. Le salaire de Ghosn, par exemple, se serait même gonflé de quelques millions supplémentaires, libres de cotisations sociales, provenant de l’alliance Renault-Nissan grâce aux versements par l’intermédiaire de NewCo, fondée aux Pays-Bas par la banque Ardea Partners (100 millions d’euros partagés entre les têtes de l’alliance). En décembre dernier, le PDG de Renault s’était même offert 6 millions de plus, comme cadeau de Noël, en valorisant des actions attribuées au titre de sa rémunération variable.

En bloquant les salaires des travailleurs de Renault pendant six ans, Ghosn avait, affirmait-il, le souci de la compétitivité de l’entreprise. En augmentant le sien, il partage avec les actionnaires les résultats optima de l’exploitation. Une bonne riposte contre leur politique serait vraiment la seule chose que ces gens-là n’auraient pas volée !

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