Gaza : sous les bombes israéliennes



Les dirigeants israéliens présentent ces actions militaires comme des réponses aux tirs de roquettes lancées depuis l’enclave palestinienne. Les porte-parole de l’armée israélienne ont déclaré n’avoir « frappé que des sites notoirement utilisés par le Hamas, pas des sites civils ».

Mais le 9 août, c’est bien un centre culturel du centre de Gaza-ville accueillant un théâtre et une bibliothèque qui a été totalement détruit par les bombes israéliennes.

Lundi 13 août, le ministre de la Défense israélien ne s’embarrassa pas de telles précautions de langage. Il affirma cyniquement que les « 169 Palestiniens morts sous les bombes israéliennes depuis début mars étaient tous des terroristes », ajoutant qu’« à Gaza il n’y a que des soutiens au terrorisme », une phrase lourde de menace.

Le Premier ministre Netanyahou a affirmé qu’il se préparait à une nouvelle guerre, déclarant : « Je ne révélerai pas nos plans opérationnels, mais ils sont prêts. » Israël sait pouvoir bénéficier du soutien indéfectible des puissances impérialistes, certains se contentant, au mieux, d’appeler le pays à plus de retenue.

Le blocus imposé par Israël ne cesse de se renforcer et asphyxie totalement la vie économique. Dans l’enclave palestinienne, le taux de chômage dépasse officiellement les 40 %. L’UNRWA, agence de l’ONU pour la Palestine, principal employeur à Gaza, a annoncé une vague massive de licenciements après que les États-Unis ont réduit drastiquement leurs contributions. Guerre permanente, asphyxie économique, la politique nationaliste des dirigeants israéliens ne peut que pousser au désespoir la jeunesse palestinienne de Gaza. Pourtant, celle-ci continue de relever la tête manifestant chaque vendredi contre le blocus et pour le droit au retour des Palestiniens, et c’est cette résistance qu’Israël voudrait faire taire.

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