Kiabi – Douai : protestation contagieuse
La direction, qui dépend du groupe Mulliez, a dû céder une prime de Noël de 300 euros, une prime de poste et une augmentation de salaire de près de 3 %. Elle s’est aussi engagée à payer 70 % des jours de grève. Les salariés ont alors voté la fin du mouvement.
Cette grève victorieuse a aussi donné des idées à des travailleurs d’Amazon, situé à moins d’un kilomètre de Kiabi. Amazon avait prévenu qu’il n’était pas question de verser une prime. Mais, après avoir discuté sur Internet et sans attendre les négociations salariales de janvier, une vingtaine de travailleurs ont déclenché une grève pour réclamer une prime de 1 000 euros. Ils se sont retrouvés à une vingtaine devant le portique d’entrée, ce qui a obligé les syndicats à les soutenir.
C’était une bonne occasion de discuter des revendications, de comparer les salaires à Kiabi et à Amazon, les mauvaises conditions de travail dans les deux cas, et les fortunes respectives de Jeff Bezos et de la famille Mulliez.
Macron fait des discours qui ne l’engagent à rien, mais ces travailleurs trouvent par quelle voie améliorer leur niveau de vie : la grève !
