Novares – Libercourt : les ouvriers ont gagné

Lundi 18 mars se tenait une réunion dans le cadre des NAO, les négociations annuelles obligatoires. La direction proposait 0,5 % d’augmentation. Dérisoire, pour les ouvriers ! Au sortir de la réunion, FO a appelé à débrayer, rejointe par la CFDT. La moitié des ouvriers ont cessé le travail. Dans ces conditions, impossible de sortir les pièces et les stocks ont commencé à fondre.
Les grévistes demandaient 2,9 % d’augmentation générale et 1 000 euros de prime gilets jaunes. À la relève, l’équipe de nuit a poursuivi le mouvement, tous ont cessé le travail.
Le mardi matin 19 mars, la grève a continué, au total 150 ouvriers ont fait grève. La direction a proposé une nouvelle réunion. Cette fois-ci son discours avait changé devant la détermination des grévistes. Elle proposait 1,7 % d’augmentation et 500 euros de prime. Le compte n’y était pas et l’assemblée générale a réaffirmé les revendications : toujours 1 000 euros de prime et 2 % d’augmentation générale.
À 11 heures, les stocks étaient épuisés et, en cas de prolongement de la grève, l’usine Toyota d’Onnaing n’aurait plus été approvisionnée et aurait dû être mise à l’arrêt. Devant cette perspective et la menace de pénalités pour défaut de livraison, la direction de Novares cédait les 2 %, les 1 000 euros de prime et le comptage des heures de grève en RTT. Les grévistes avaient gagné !
Devant l’action déterminée des ouvriers, ce qui était impossible dans la bouche des patrons la veille est devenu possible.
