Conforama : tout pour les actionnaires



Et plus précisément, sur ces 277 millions d’euros, 190 serviraient à rembourser une dette contractée en avril dernier et 87 seraient récupérés par les créanciers au titre de bénéfice. Il ne resterait à Conforama que 23 millions, comme produit de la vente.

Cette information a aussitôt soulevé un tollé d’indignation parmi les salariés du groupe menacés par le plan de suppressions d’emplois.

Le plan annoncé début juillet consiste en la fermeture de 32 magasins Conforama et 10 magasins Maison Dépôt, d’ici 2020, avec 1 900 emplois qui pourraient être supprimés, pour la plus grande partie dans les magasins et une centaine au siège.

L’entreprise est décrite comme en difficulté et les magasins seraient désertés du fait des ventes sur Internet et de la concurrence d’entreprises comme Amazon. Et l’accord trouvé avec les créanciers pour un plan de refinancement de 316 millions d’euros, comprenant le remboursement d’une partie de la dette antérieure du groupe et un plan de restructuration des magasins « déficitaires », était présenté comme la seule solution.

Sauf que, durant des années, les travailleurs de Conforama ont sué du profit pour leurs précédents actionnaires, comme Arnault et Pinault, qui ont ensuite revendu leurs parts avec un juteux bénéfice.

Alors, plutôt que de fermer des magasins, les vendre ou supprimer des emplois pour enrichir les créanciers ou les actionnaires, il faut les faire payer. Et maintenir tous les emplois, en France, en Espagne et au Portugal.

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