Israël : les Palestiniens chassés de Jérusalem



Plus de dix bâtiments, soit environ 70 appartements, ont commencé à être détruits, plus de 350 Palestiniens expulsés de leur maison et de leur terre. Cette démolition de constructions palestiniennes à Jérusalem-Est est une pratique courante, qui s’inscrit dans la logique ségrégationniste de l’État israélien visant à ce que Jérusalem soit une ville en majorité juive. Depuis l’annexion de Jérusalem-Est lors de la guerre des Six-Jours en 1967, les gouvernements israéliens dans leur surenchère nationaliste ont cherché à renforcer cette présence.

Les Palestiniens constituent 37 % de la population de Jérusalem, mais moins de 15 % de Jérusalem-Est est dédié aux constructions palestiniennes. Le gouvernement israélien refuse de délivrer des permis de construire aux familles palestiniennes, les contraignant à s’entasser dans certains quartiers de la ville et à construire leur logement plus près du mur dit de sécurité qui enserre la Cisjordanie. Du coup, c’est le prétexte saisi par le gouvernement de Netanyahou pour procéder aux destructions, au nom de la sécurité d’Israël qui exigerait que l’armée ait toute liberté de mouvement aux abords du mur.

Ce mur a été construit par Israël à partir de 2002, à la suite de la seconde Intifada. C’est une barrière constituée de barbelés, clôtures électroniques et murs de béton atteignant jusqu’à 9 mètres de haut. Son tracé, qui doit atteindre à terme 712 kilomètres de long, se trouve à 85 % en Cisjordanie occupée et, s’ajoutant aux colonies juives, il contribue au morcellement du territoire palestinien.

Fort du soutien de l’impérialisme américain, le gouvernement israélien poursuit sa politique de colonisation. C’est une impasse, y compris pour la population israélienne, réduite à jouer le rôle de geôliers et à mener une guerre sans fin.

Article suivant :