Mosquée de Bayonne : le choix des mots en dit long



Inversement, bien des actes émanant d’autres agresseurs ont été aussitôt qualifiés de terroristes, même quand l’état mental de leurs auteurs était sujet à caution. Mais là, il s’agissait de meurtriers que leur délire poussait à se revendiquer de la guerre sainte islamiste.

Au-delà de la discussion sur ce qui définit et sépare un attentat d’une attaque, le choix des mots a un sens politique. Au point qu’un Castaner, ministre de l’Intérieur, parle « d’attentats contre la République » lorsque la permanence d’un député macroniste est vandalisée, tandis qu’on entend à longueur d’antenne les commentateurs répéter qu’à Bayonne « il ne s’agit pas d’un attentat ». Autrement dit, aux yeux du gouvernement et des médias qui le relaient, toutes les violences et toutes les victimes ne se valent pas.

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