Nestlé – Itancourt : grève contre les licenciements



Ce jour-là, les négociations devaient définir le plan de discussion pour la fermeture du site. Mais les travailleurs ont continué la grève le lendemain, bien décidés à ne pas faire tourner l’entreprise après cette annonce comme si de rien n’était.

La direction d’Itancourt, furieuse de la reconduction, a déclaré aux salariés que cette grève les desservirait. Ceux-ci ont répondu qu’ils n’ont rien à perdre, puisque Nestlé ferme le site.

Pour l’instant, le groupe ne lâche pas grand-chose. Il propose des reclassements dont la grande majorité sont « potentiels » et parfois sur des sites qui semblent eux aussi menacés à court terme, ainsi que des primes de déménagement très faibles… Rien n’est prévu pour les intérimaires, les CDD. Le personnel de cantine dépendant de la société Eurest est traité sans ménagement, dans un total désintérêt de sa direction.

Réunis en assemblée générale, les travailleurs ont exprimé leur refus de cette fermeture dont le seul but est d’accroître les dividendes des actionnaires. Ils se préparent pour les étapes suivantes afin de faire payer Nestlé le plus possible.

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