Émirats arabes unis : Altrad, capitaliste et esclavagiste
La multinationale se servait ainsi d’une disposition légale dans ce pays lui permettant de prendre prétexte de la pandémie pour ne pas verser les 290 euros de salaire mensuel dus à ces ouvriers indiens ou népalais. Elle profitait aussi de la précarité extrême dans laquelle ils étaient plongés et bénéficiait de la complicité de la police pour obliger les travailleurs migrants à accepter. Mais cette fois-ci, les vidéos postées par les manifestants ont révélé les pratiques qu’elle et ses semblables mettent en œuvre dans tous les pays du Golfe.
Pour sa défense, le groupe se contente d’étaler son mépris pour ces travailleurs : « Le groupe Altrad emploie près de 15 000 salariés dans le Golfe et (…) on parle du mécontentement de 200 personnes. »
On comprend comment, avec de tels procédés, le fondateur et président du groupe, Mohed Altrad, par ailleurs candidat au second tour des élections municipales à Montpellier, a accumulé 3,3 milliards d’euros de patrimoine, se classant ainsi au 31e rang des fortunes françaises.
