Affaire Fillon : vieille ficelle
Il n’en a pas fallu davantage pour qu’aux yeux de certains élus Les Républicains Fillon, accusé avec sa femme d’abus de bien sociaux et de détournements de fonds publics pour avoir mis en place des emplois fictifs, passe du statut de coupable à celui de victime de la machine judiciaire aux ordres du pouvoir.
Éric Ciotti n’a pas hésité à qualifier de séisme politique cette façon d’empêcher un candidat en tête dans les sondages. Et d’ajouter, comme toujours plein de nuances : « Qu’aurait-on dit si Poutine avait fait la même chose ? »
À défaut d’un dossier Fillon dormant sous une pile, épargnant aux élus de droite un discrédit durable et électoralement coûteux, on peut toujours exploiter une petite phrase pour tenter de se remettre en selle.
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