Aides à domicile : les invisibles sortent de l’ombre



Les aides à domicile alertent la population sur leurs conditions de travail éprouvantes voire dangereuses face à des personnes âgées, malades ou handicapées, leur amplitude horaire de treize heures par jour empêchant toute vie de famille.

Elles dénoncent leurs salaires misérables : une aide à domicile touche en moyenne 900 euros net par mois, et 17 % d’entre elles vivent en-dessous du seuil de pauvreté. La dérisoire augmentation de salaire du 1er avril dernier, accordée exclusivement à celles du secteur associatif et présentée comme « historique » par Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée en charge de l’Autonomie, n’a fait qu’exacerber leur colère. Elles exigent des salaires décents, le remboursement de leurs frais kilométriques et une convention collective unique, au lieu de sept actuellement !

Cet appel à la grève illimitée se veut une alerte. La force invisible des aides à domicile compte bien continuer à se faire entendre du reste des travailleurs, notamment lors de la manifestation du 19 juin à Paris contre le chômage et la précarité.

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