Interpol : flics de tous les pays unis derrière un tortionnaire



Le personnage est cependant visé par une plainte, déposée en France, pour la détention et les actes de barbarie infligés à Ahmad Mansoor. Poète et blogueur émirati, militant pour les droits humains, il a été arrêté en 2017 et condamné à dix années de réclusion pour atteinte à la réputation de l’État. Le même policier des Émirats est considéré comme responsable de l’arrestation en novembre 2018 d’un jeune chercheur britannique, Matthew Hedges.Ce dernier, venu à Dubaï pour un voyage d’études et accusé d’espionnage par les autorités émiraties, a été condamné à la prison à vie, torturé, puis finalement relâché.

Le rôle d’Interpol se limite à rédiger et diffuser des notices sur des personnes recherchées dans un pays. Ainsi, c’est une note d’Interpol qui avait conduit en 2017 à l’arrestation à Barcelone de Hamza Yalçin, journaliste et écrivain turc, opposant à Erdogan. Ahmed Naser al-Raisi, à la tête d’Interpol, pourra collaborer avec la police syrienne puisque, depuis octobre, cette Internationale policière a levé les « mesures coercitives », pour reprendre la formule de son site Internet, qui visaient depuis 2012 le régime de Bachar el-Assad

À la tête d’Interpol, le tortionnaire des Émirats arabes unis, digne représentant des valeurs policières sans frontières, est bien à sa place.

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