France Loisirs : neuf emplois sur dix menacés



En guise de reprise, il s’agit donc d’un plan massif de licenciement de 90 % du personnel, que vient d’autoriser le tribunal de commerce.

Créé en 1970 par le magnat allemand de l’édition Berteslamm, le club a compté jusqu’à 2 millions d’abonnés avant d’être revendu en 2011 au groupe Actissia, lui-même appartenant à un fonds d’investissement.

Après avoir enrichi des actionnaires, pendant des décennies, dès que la rentabilité n’a plus été à la hauteur attendue, France Loisirs a subi le dépeçage vécu par bon nombre de travailleurs : si le nom de l’enseigne et les fichiers de clients intéressent les repreneurs, les emplois et les activités sont amputés et sacrifiés sans état d’âme.

Quel que soit le nom du dernier ou du prochain repreneur, c’est l’ensemble de la chaîne des capitalistes qui est responsable de cette liquidation. Les travailleurs de France Loisirs ont tout à fait raison de refuser d’être les victimes de ce jeu de Monopoly.

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