Matières premières : des bénéfices forts de café



À cause de mauvaises conditions météorologiques, la production de café du premier producteur mondial, le Brésil, a nettement diminué. Mais si cette mauvaise récolte a fait monter les prix, il n’y a pas en réalité de pénurie mondiale. La récolte du deuxième pays producteur, le Vietnam, elle, a été au contraire très importante. Ce sont les spéculateurs, en permanence à la recherche de placements pour leurs capitaux, qui ont fait monter les prix.

Les principaux bénéficiaires sont d’abord les multinationales qui contrôlent plus de 80 % du café brut : Nestlé, Mondelez, ­Starbucks, Cargill ou Lavazza. Ces grou­pes, grâce à leur position dominante, peuvent profiter au mieux de la spéculation, voire la manipuler. Et puis, il y a des banques qui sont spécialisées dans la spéculation sur les matières premières. La Banque américaine Goldmann Sachs a annoncé qu’elle avait dégagé plus de 2 milliards de dollars de revenus en spéculant sur les cours des matières premières, comme celui du café.

Sur un marché ­total annuel du café estimé à 250 milliards dollars, seuls 25 milliards vont aux planteurs. Le reste va à ces grandes multinationales, aux banques et autres spéculateurs qu’ils entraînent dans leur sillage. De quoi trouver amer le café du petit déjeuner et surtout son prix.

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