États-Unis : des opposants russes bloqués à la frontière
Depuis le 11 mars, une mesure temporaire a été prise qui permet aux Ukrainiens qui souhaitent entrer dans le pays de le faire, mais il n’en est pas de même des Russes arrivés en même temps qu’eux. Eux aussi fuient pourtant cette guerre, ont souvent pris le risque de manifester contre Poutine ou refusé de s’enrôler dans son armée. Ils restent cependant bloqués du côté mexicain du mur, avec les dizaines de milliers de Latino-Américains qui fuient le règne des gangs dans leur pays, les destructions causées par le tremblement de terre en Haïti, les régimes dictatoriaux et la misère.
Comme en Europe, où les gouvernements ferment les frontières aux Africains, aux Syriens ou aux Afghans, les États-Unis pratiquent le deux poids deux mesures. Un mur sépare les réfugiés venant d’un pays allié et les migrants déclarés indésirables. Aujourd’hui, même les opposants russes à Poutine se retrouvent rangés dans cette seconde catégorie.
