Ehpad La Neuville : toujours en lutte



Sur une pancarte installée devant l’entrée de l’établissement, elles ont écrit : « Soignants maltraités, résidents en danger ».

Les jours de repos s’accumulent mais ne peuvent jamais être pris et on peut devoir travailler seule « dans une unité de 7 heures jusqu’à 13 heures pour faire les toilettes, les petits déjeuners, les chambres pour quatorze résidents », comme en témoigne une des salariées. La situation étant devenue tout simplement insupportable, « On n’a pas d’autre choix que de faire grève. On fait partie des salaires les plus bas de France » déclarait une des grévistes. Toutes réclament une augmentation de 300 euros.

Le syndicat CGT de l’Ehpad a également attaqué la direction en justice car la famille Logier, propriétaire du groupe Epinomis, ne respecte aucun droit syndical. L’audience avait lieu le 17 mars à Compiègne. Au sortir du tribunal, qui a mis l’affaire en délibéré le 7 avril, les grévistes ont été accueillies par les applaudissements et encouragements des travailleurs qui manifestaient ce jour-là pour les salaires.

La direction tente diverses manœuvres pour discréditer ce mouvement, mais elle continue de se heurter à la détermination des salariées.

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