Renault-Technocentre : PEI toujours en grève


Renault-Technocentre :  PEI toujours en grève

En effet, fermant certains bâtiments du site les vendredis, la direction de Renault baisse la prestation de PEI de 25 %. Pour les travailleurs du ménage, cela va se traduire par une perte de salaire de 200 à 300 euros, alors qu’ils touchent à peine le smic. Il y a aussi des menaces de suppressions d’emplois.

Seulement trente salariés sur 130 sont au travail. Depuis le 5 mai, la direction de Renault a interdit aux grévistes d’entrer au Technocentre, d’abord en leur supprimant l’accès, puis en plaçant des barrières à l’entrée principale du site.

Lundi 30 mai, une vingtaine de travailleurs en grève sont allés rendre visite au siège social de PEI à Morangis. Il y avait de l’ambiance, les travailleurs scandant : « Nettoyage, esclavage » et racontant qu’ils sont aux portes du Technocentre de 5 heures du matin à 18 heures. La direction prévoyait une réunion mercredi 1er juin. Mais, à juste titre, les travailleurs ne lui faisaient pas confiance.

Mardi 31, PEI a fait venir des travailleurs intérimaires de chez Adecco pour remplacer les grévistes. À l’entrée principale, ceux-ci leur ont expliqué la raison de leur mouvement, car tous sont mal payés et précaires. Venant de différentes régions du monde, tous se sont compris et certains travailleurs intérimaires, ne voulant pas briser la grève, ne sont pas rentrés sur le site.

« On ne lâche rien », disent les travailleurs de PEI. C’est le donneur d’ordres, Renault, qui doit lâcher et garantir tous les salaires.

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