Italie : l’exploitation fait le buzz
280 euros par mois, pour des journées de dix heures et plus, six jours sur sept : voilà la « généreuse » offre d’emploi que Francesca décline d’un poli « Je ne suis pas intéressée », s’attirant le message de réponse : « Vous, les jeunes d’aujourd’hui, vous n’avez vraiment pas envie de travailler ! »
En Italie comme ailleurs, la pénurie de main-d’œuvre, notamment dans les bars, les restaurants, mais aussi le commerce, suscite des commentaires politiques dénonçant les dispositifs d’aide, le RSA en France ou le revenu de citoyenneté en Italie, etc., qui « n’incitent pas à accepter le travail ». La vidéo de Francesca et l’avalanche de témoignages et de commentaires de travailleurs, jeunes et moins jeunes, qu’elle provoque montrent que c’est l’exploitation que ceux-ci n’acceptent pas.
