Monoprix : le mécontentement est là
Les raisons d’exprimer leur mécontentement ne manquent pas chez Monoprix. Ainsi, à Tours, une gréviste, devant caméra, dénonce un salaire de 1 385 euros mensuels net avec 23 ans d’ancienneté. Une autre, à Caen, déclare gagner 11,07 euros net de l’heure, au bout de 42 ans de Monoprix, soit l’équivalent du smic revalorisé en août dernier. Autant dire que, lorsqu’une gréviste de Brest déclare, « nous voulons vivre de notre salaire et non survivre », son point de vue est largement partagé, et il s’est s’exprimé par ce mouvement de grève, qui a particulièrement mobilisé les magasins du centre et de l’ouest du pays.
Ainsi, au Havre, 72 salariés sur 83 ont fait grève ; à Rennes, 50 sur 56, ou encore 15 sur 19 à Brest, qui ont choisi de manifester une heure devant le magasin, quand d’autres débrayaient trois heures ou toute la journée comme à Caen.
Autre motif de colère : la dégradation des conditions de travail, particulièrement depuis l’après-Covid. Ainsi, à Tours centre, l’effectif du magasin est de 42 salariés, « alors que le magasin a déjà embauché jusqu’à 100 personnes dans le passé », dénonce une gréviste, qui a rejoint avec ses camarades ceux des deux autres magasins de la ville.
Cette grève du vendredi 14 octobre, qui répondait à un appel national de plusieurs syndicats du groupe, n’est qu’un début.
